C’est la faute de mes parents si j’ai un TDAH : vrai ou faux?

 

Dans 75% des cas, on peut répondre VRAI à cet énoncé. En effet, les études démontrent que 75% des cas de TDAH sont associés à des causes héréditaires génétiques.  Donc, si l’un des parents a un TDAH, il y a des fortes chances que les enfants aient aussi ce trouble.

Les accouchements prématurés, la consommation d’alcool ou de drogues durant la grossesse et l’exposition du fœtus à des polluants et à des pesticides sont d’autres causes associées au TDAH.

 

Le TDAH : un trouble neurologique

 

Le TDAH est un trouble neurologique.  Le problème se situe dans le lobe frontal du cerveau.  Cette partie du cerveau abrite les fonctions comme l’attention, le jugement, la prise de décision et les fonctions exécutives (planifier, mettre en action et terminer une tâche).

Une personne avec un TDAH a un manque de dopamine dans cette zone du cerveau.  La dopamine, un neurotransmetteur, aide à ce que les messages circulent bien d’une cellule à l’autre dans le cerveau.  S’il manque de dopamine, l’information circule moins bien.  Ainsi, la personne aura plus de difficultés à rester attentive, à prendre des bonnes décisions, à résoudre des problèmes étapes par étape, etc.

Quand on parle du trouble d’attention avec ou sans hyperactivité, trois types d’attention sont principalement touchés :

  1. Un garçon porte attention à la voix du professeur sans se laisser déranger par le bruit du camion qui passe dans la rue.  Il utilise son attention sélective, qui permet de porter son attention sur un seul élément en faisant abstraction des autres.
  2. Une fille qui écoute l’enseignante tout en écrivant des notes de cours.  Elle utilise son attention partagée, qui lui permet de faire deux tâches à la fois.
  3. Un garçon qui demeure attentif aux explications de l’enseignante durant plusieurs minutes.  L’enfant utilise son attention soutenue qui lui permet d’être attentif sur une période prolongée.

 

 Un enfant avec un TDAH, ça ressemble à quoi?

 

Quand on parle de TDAH, certains ont en tête une petite tornade qui dérange la classe et bouge sans arrêt !  Détrompez-vous, les manifestations peuvent être bien plus subtiles.  Il n’y a pas de moule prédéfini ou de comportements « typiques ».

Pour vous aider à mettre un visage sur un enfant aux prises avec le trouble du déficit de l’attention, visionnez cette vidéo.  On y montre une entrevue avec deux enfants de six ans, l’un avec le TDAH et l’autre pas.  Je vous invite à comparer les réponses des enfants.  La vidéo est en anglais, mais je vous conseille de la regarder, car les réponses sont touchantes!

 

 

 

Cette vidéo met en lumière les enjeux importants dans la vie des enfants et le rapport qu’ils ont avec l’école, la famille et les amis.  Elle met aussi en lumière la sensibilité et les belles forces de la jeune fille (vous l’aurez deviné!) qui vit avec le TDAH.

Le TDAH et l’intimidation

Avec le TDAH, on parle aussi d’impulsivité.  Les enfants peuvent donc avoir tendance à commencer une activité avant même d’avoir écouté la consigne ou à couper la parole aux autres élèves.  Un enfant qui interrompt constamment ses pairs peut, à la longue, devenir agaçant et donner l’impression qu’il ne s’intéresse pas aux autres.  Il peut donc être davantage isolé, avoir moins d’amis et même devenir une cible d’intimidation.

Le TDAH est un trouble complexe qui affecte toutes les sphères de la vie d’un enfant.   Mon prochain article traitera encore du TDAH.  Je vous donnerai mon opinion d’ergothérapeute sur la médication.  À bientôt !

 

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Livres et documents à consulter 

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