Voici un guide de survie pour les parents qui recherchent un peu de paix et de calme à la maison avec leur enfants!

Mes conseils visent à rendre le climat familial plus agréable à long terme. Il est souvent possible de désamorcer des conflits dans le calme et le respect et d’éviter des drames inutiles! Voici comment vous pourrez y parvenir (la plupart de temps!):

1- Les parents, prenez conscience de votre propre niveau de tolérance!

Lorsque vous vous sentez fatigué ou irritable, vous arrive-t-il d’être plus sévère avec votre enfant? Soyez à l’écoute de vos signes de fatigue! Cela vous aidera à trouver des solutions! Par exemple:  allez dans une autre pièce et prenez de grandes respirations et demandez à votre conjoint(e) de prendre le relai avec les jeunes pour un moment. Questionnez-vous par rapport à vos habitudes de vie  (sommeil, alimentation, sport, stress). Voyez-vous des pistes d’amélioration possibles pour améliorer votre humeur ou votre niveau de tolérance?

2- Le niveau de tolérance de votre enfant n’est pas constant dans une même journée.

Il est possible que votre jeune se transforme, à l’occasion, en un petit porc-épic prêt à l’attaque ! La fatigue, la chaleur ou la faim peuvent jouer un rôle important sur son humeur et le faire pleurer pour un rien! : « Maman je voulais le verre jaune, pas le bleu!! Bou…hou…hou… » Soyez indulgents lorsque vos enfants sont, eux aussi, à bout de nerfs!

3- Ne vous laissez pas influencer par le regard des autres parents

Vous arrive-t-il d’être plus sévère avec votre enfant lorsque vous sentez le poids du regard des autres sur vous? Par exemple, lorsque votre enfant fait une « crise de bacon » au centre commercial! Lorsque c’est possible, éloignez-vous du public et parlez à votre enfant à voix basse. Sinon vous risquez d’agir plus durement que prévu et d’empirer la situation… Faites de votre mieux et tentez d’oublier le jugement des autres!

4- Ne surestimez pas les capacités de votre enfant!

Il est possible que vous lui en demandiez trop pour ce qu’il est physiquement et mentalement capable de faire à ce moment. Soyez conscient de l’âge de votre enfant par rapport à ce que vous attendez de lui.

5- Les mauvaises actions de votre enfant ne sont pas dirigées contre vous!

Oui, fiston recherche votre attention en faisant des bêtises. Oui, il se met en colère quand il n’obtient pas tout de suite ce qu’il a demandé. Ce sont des actions normales dans le développement des enfants. Soyez conscient que ces comportements (désagréable, sans aucun doute) n’ont pas comme but de vous embêter! Ça vous aidera à prendre un peu de recul par rapport à la situation.

6- Traiter la cause plutôt que le symptôme!

Demandez-vous ce qui pourrait être à l’origine du mauvais comportement de votre enfant. Votre fils a frappé son frère qui vient de briser son jouet préféré. Certes, ça n’excuse pas le geste commis, mais ça vous donne une piste d’intervention : « tu es en colère parce que ton jouet préféré est brisé? Je comprends que tu dois être très fâché, mais il y a d’autres façons de réagir quand on est fâché… ». En vous connectant directement sur l’émotion ressentie par votre enfant, vous ouvrez une porte au dialogue.

7- Vous souhaitez que votre enfant retienne quoi de la situation?

Le but ultime n’est pas de punir votre enfant, mais bien de lui apprendre quelque chose. La « conséquence » devrait être en lien direct avec l’erreur commise. Votre enfant a frappé son frère? Votre but est 1) que votre enfant cesse de frapper les gens et 2) qu’il utilise une autre façon d’exprimer sa colère en lui enseignant des stratégies alternatives. Si vous lui enlevez le seul moyen qu’il connait d’exprimer sa colère et que vous ne lui donnez pas de stratégie de rechange, vous ne l’aidez pas à résoudre son problème. Vous créez un nouveau problème.

8- Comment allez-vous mettre en pratique cet enseignement?

Votre enfant a frappé son frère? Au lieu de le priver de jeux vidéo durant une semaine, voici une suggestion :

  • Demandez-lui de poser trois actions gentilles envers son frère durant la journée
  • Expliquez-lui, lorsqu’il sera plus calme, que frapper les autres n’est pas une bonne solution pour exprimer sa colère
  • Faites-lui expérimenter d’autres stratégies pour évacuer sa colère et se calmer : prendre trois grandes respirations, sauter sur place, etc. (essayer de choisir des stratégies appropriées selon l’âge).

Ainsi, vous utiliserez des stratégies plus saines et plus durables pour aider votre enfant à se développer.

Source :

No drama discipline, the Whole-Brain Way to Calm the Chaos and Nurture Your Child’s Developing Mind, Daniel J. Siegel, M. D., Tina Payne Bryson, Ph.D

3 commentaires

  1. Nicole L.

    Je trouve que les solutions apportées aux différents problèmes, sont à la portée de tous. Merci pour ces conseils pertinents qui améliorent la vie de famille.

  2. Super! J’aime que le lien soit soulevé entre le comportement et la communication. Plus un enfant a de moyens de s’exprimer et plus ces moyens sont positifs, plus les comportements indésirables diminuent. C’est la richesse de la communication et c’est pourquoi j’aime autant mon travail! Merci pour les conseils.

    • Sabrina St-Onge

      Oui c’est bien vrai! La communication est la clé du succès! Merci pour le commentaire !

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